La galerie du château d'eau de Toulouse

Le Château d’Eau, Pôle photographique de Toulouse existe depuis 1974. Fondé par le photographe français Jean Dieuzaide, le lieu acquiert rapidement une renommée mondiale en présentant des expositions prestigieuses (Lee Friedlander, Walker Evans, Edward Weston, Robert Doisneau, Brassaï, Cartier-Bresson, etc.).

 

Vanessa Winship

Voyage mélancolique - 14 janvier au 8 mars 2015

Lubenica - Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra

Le Château d’Eau présente du 14 janvier au 8 mars 2015, l’œuvre de la photographe anglaise Vanessa Winship. Cette exposition ne se veut pas une rétrospective exhaustive mais tente par la mise en tension de ses quatre principaux ensembles de souligner l’univers mental et l’écriture visuelle de cet auteur. Réalisé toujours en noir et blanc et avec des appareils grand format, son travail croise portraits, paysages et reportages en un point de convergence entre la chronique et la fiction. Des Balkans à l’Amérique profonde, la photographie est pour elle un voyage vers la compréhension des êtres et des territoires où elle s’arrête. Son protocole de prise de vue et sa démarche imposent qu’elle ne soit pas une simple passante, elle prend le temps de vivre sur place. Elle explore ainsi les concepts de frontière, de territoire, de mémoire, de désir, d’identité et d’histoire.

J’ai vécu plus de 10 ans dans la région des Balkans, en Turquie et dans le Caucase. Mon travail, axé sur le point de convergence entre la chronique et la fiction, explore les concepts de frontière, de territoire, de mémoire, de désir, d’identité et d’histoire. Je m’intéresse à la narration de l’histoire et aux notions de périphérie et de limite. Pour moi, la photographie est un processus d’apprentissage, un voyage vers la compréhension. Vanessa Winship

Vanessa Winship fut en 2011, la première femme à recevoir le Prix Henri Cartier-Bresson.

"Des bords de la Mer Noire ou au cœur de l’Amérique profonde Vanessa Winship réalise toujours ses photographies en noir et blanc, avec des appareils grand format. Elle questionne des territoires où la vie semble en suspend, comme en attente d’un avenir mais qu’on n’espère plus meilleur, tant les mouvements de l’histoire semblent passer au loin. Ainsi ses images se chargent de mélancolie pour croiser portraits, paysages et reportages en un travail où la chronique se teinte de fiction." JML

Between us against all

Stand by me - John lennon
Crazy - Gnarls Barkley

Lykke Li - Love Out Of Lust

 

George Georgiou

Last stop - 14 janvier au 8 mars 2015

I Can't Stand The Rain -Tina Turner

Le Château d’Eau présente la dernière série de George Georgiou « Last stop »,
du 14 janvier au 8 mars 2015, exposée pour la première fois en France à l’occasion de
la sortie début janvier de son livre éponyme « Last stop » .

Représenté par « Signatures » en France, ce photographe anglais travaille depuis quelques années en couleur.

Photographe anglais et subtil observateur de l’évolution des sociétés, George Georgiou est connu pour ses travaux sur l’Europe de l’Est, les Balkans et la Turquie. Ses photographies, au cadrage toujours soigné, témoignent avec finesse des soubresauts de ces régions du monde. Elles lui ont permis de remporter de nombreux prix.

"Last stop" fournit aujourd’hui l’occasion d’une double démarche. Revenant temporairement des contrées lointaines, il a orienté son regard sur Londres. Depuis les fenêtres des fameux bus à deux étages qui la traversent jusqu’à ses confins, il s’est d’abord attelé à documenter la capitale anglaise, cerner ses mouvements et ses ancrages, resituer ses paysages et son architecture, capter son énergie et ses contrastes. Confirmant une approche ethnographique doublée d’un regard humaniste, il pose la question du partage d’un espace commun par tant de gens issus de la diversité du monde, témoigne admirablement de la richesse de cette réalité urbaine tout en dépassant la dualité contre-intuitive de l’unité et du morcellement.
Ensuite, par la réalisation d’un livre d’artiste au titre éponyme et d’une mise en page originale, il restitue les télescopages ou côtoiements humains et ethniques qui opèrent dans cette ville. L’ouvrage, en permettant de nombreux appariements d’images, propose l’expérience singulière de ces frottements interculturels en perpétuelle circulation.

 

Wish you were here

Wish you were here - Pink Floyd
Don't leave me now - Pink Floyd

 

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